
Naples se dévoile dès l’aéroport de Capodichino, stratégiquement situé à seulement 7 kilomètres du centre historique. Un transfert organisé évite les embouteillages napolitains réputés et permet de rejoindre les quartiers emblématiques en 20 à 40 minutes selon la destination. (Privilégier un service avec chauffeur anglophone pour obtenir les premiers conseils locaux et repérer d’emblée les meilleures adresses). La Stazione Centrale, le port pour les îles ou les hôtels du front de mer deviennent ainsi accessibles sans le stress de la circulation napolitaine.
L’aéroport de Naples Capodichino, ancien aérodrome royal transformé en hub civil dans les années 50, se situe à une dizaine de kilomètres du centre historique. La circulation y change radicalement selon l’heure : fluide tôt le matin, chaotique en fin d’après-midi quand toute la ville semble converger vers le même rond-point. Les voyageurs récupèrent leurs bagages au Terminal 1 avant de rejoindre la sortie principale où se regroupent taxis officiels, bus publics et chauffeurs de transfert privé. Voici les principales options pour rallier Naples, la côte ou les îles du golfe, avec tarifs réels, durées variables et conseils utiles pour éviter les pièges.
Le transfert privé depuis l’aéroport de Naples se prend directement à la sortie du Terminal 1, où les chauffeurs attendent avec une pancarte au niveau de la zone commerciale. Les prix tournent autour de 55-80€ pour le centre-ville et 100-160€ pour Sorrente ou Amalfi, selon l’horaire et la saison (majoration fréquente en août). Le trajet vers Naples dure 20 minutes hors pointe, mais peut doubler quand le trafic se densifie autour de Capodichino ou Piazza Garibaldi. Les véhicules transportent généralement 3 à 8 passagers avec bagages, et l’annulation reste possible jusqu’à 24-48h avant selon le prestataire.
Cette formule convient particulièrement aux familles avec enfants fatigués ou aux arrivées tardives, quand l’Alibus ne circule plus. Les paiements se font par carte ou espèces, avec un pourboire facultatif (arrondir ou ajouter 5€ suffit largement, pas besoin de calculer 10%). Attention aux personnes qui abordent directement dans le hall : les chauffeurs sérieux attendent toujours à l’extérieur, jamais à l’intérieur du terminal (certaines compagnies ont toutefois un comptoir dans le hall).
Les taxis officiels stationnent immédiatement à la sortie du Terminal 1, alignés sous l’auvent blanc. Les tarifs forfaitaires pour le centre oscillent entre 20 et 30€, auxquels s’ajoutent obligatoirement 1€ par bagage, un supplément dimanche et jours fériés, et parfois une majoration nocturne. Le trajet prend 15 à 25 minutes selon la circulation napolitaine, souvent imprévisible et toujours animée. Les taxis transportent jusqu’à 4 passagers, mais avec quatre adultes et valises, l’espace se fait rare.
Cette option reste la plus directe pour rallier Chiaia, le Vomero ou les Quartieri Spagnoli sans attendre. Les applications locales (Free Now, It Taxi) permettent désormais de payer par carte, même si certains chauffeurs préfèrent encore les espèces (prévoir quelques billets pour éviter la discussion du « terminale en panne »). Tôt le matin, les taxis ne manquent jamais à Capodichino. Pour un transfert rapide vers Naples sans réservation préalable, c’est souvent le choix le plus pragmatique, à condition d’exiger le compteur dès le départ.
L’Alibus part de l’arrêt situé juste en face du Terminal 1. Le billet coûte 5€ et relie l’aéroport à Piazza Garibaldi (gare centrale) puis au Molo Beverello (port pour les îles) en 20 à 40 minutes selon le trafic et les arrêts. Les bus circulent toutes les 20-30 minutes entre 6h00 et 23h30 (attention aux grèves fréquentes de l’ANM, surtout en début ou fin de mois). Les billets s’achètent aux distributeurs automatiques ou dans les tabacs proches, mais théoriquement plus auprès du chauffeur depuis 2019.
C’est l’option la moins chère pour rejoindre Naples, idéale pour les voyageurs légers ou habitués aux transports publics méditerranéens. En arrivant à Garibaldi, rester vigilant avec ses affaires : les pickpockets profitent de la foule et de la chaleur d’août qui endort l’attention. La Zone à Trafic Limité (ZTL) autour du centre historique peut désorienter au moment de descendre (les rues changent souvent de sens). Pour rallier directement Capri, Ischia ou Procida, descendre au Molo Beverello où partent les ferries et hydrofoils.
Le Circumvesuviana ne part pas de l’aéroport mais de la gare souterraine de Garibaldi, accessible en Alibus ou taxi depuis Capodichino (compter 15-20 minutes). Les billets coûtent environ 3€ pour Pompéi et 4€ pour Sorrente, avec des trains toutes les 30-40 minutes selon l’heure. Le trajet dure 35 minutes jusqu’à Pompéi Scavi et 1h10 jusqu’à Sorrente, dans des wagons souvent bondés et sans climatisation fiable (en été, voyager tôt le matin devient une nécessité vitale).
Cette ligne mythique, inaugurée en 1891, reste la colonne vertébrale du tourisme vésuvien malgré son confort spartiate. Les routards et voyageurs solo l’utilisent massivement pour son prix imbattable, mais avec des valises volumineuses, l’exercice devient acrobatique aux heures de pointe. Les arrêts se succèdent dans la plaine du Vésuve, traversant Ercolano et Torre Annunziata avant d’atteindre la péninsule sorrentine. Pour les trajets vers la côte avec budget serré et sans contrainte horaire, c’est l’option locale par excellence.
La navette partagée part du Terminal 1, dans la zone réservée aux minibus touristiques. Les tarifs se situent entre 10 et 20€ pour Naples et 25-40€ pour des destinations comme Sorrente, Pompéi ou Salerne. Les départs se font par créneaux, parfois toutes les 60 minutes, avec une capacité de 8 à 15 passagers. Les annulations restent flexibles hors haute saison, quand la demande explose et que les conditions se durcissent.
Cette formule intermédiaire plaît aux voyageurs cherchant un transport économique sans les aléas du Circumvesuviana. Le temps de trajet s’allonge forcément, car le minibus dépose plusieurs passagers dans différents quartiers ou hôtels (prévoir 30-40 minutes supplémentaires si la course traverse plusieurs zones). Le paiement se fait généralement en ligne ou à bord. Les valises volumineuses peuvent entraîner un léger supplément rarement affiché clairement avant l’embarquement, question à poser au moment de réserver pour éviter les surprises à l’arrivée.
Ce service premium se récupère au parking du Terminal 1, où les chauffeurs attendent généralement dans la zone ombragée près des compagnies NCC locales. Les tarifs commencent autour de 250-350€ pour une demi-journée et 450-600€ pour une journée complète couvrant Naples, Pompéi ou la côte amalfitaine. Les véhicules transportent généralement 4 à 8 passagers, avec bonne capacité bagages et climatisation puissante (indispensable sous le soleil campanien).
Ce format séduit les voyageurs souhaitant combiner plusieurs visites dans la même journée, notamment sur la SS163 (route de la côte) où la circulation devient cauchemardesque entre juillet et août : ce qui prend normalement 1h30 peut se transformer en 3h30 de virages en lacets et bus qui se croisent au centimètre. Le chauffeur connaît les accès autorisés, les rares places de stationnement à Positano (où le parking « discret » n’existe pas), et les belvédères panoramiques loin des cars de touristes. Pour un séjour optimisé comprenant plusieurs étapes entre Vésuve et Cilento, c’est l’une des formules les plus efficaces malgré le coût initial.
Pour le centre de Naples (Spaccanapoli, Decumani, Chiaia), le choix dépend du budget et du confort souhaité : l’Alibus reste le plus économique à 5€, tandis que taxi (20-30€) et chauffeur privé (55-80€) permettent d’éviter la chaleur écrasante de l’été et les retards liés aux embouteillages autour de Piazza Garibaldi. Pour Pompéi, le Circumvesuviana depuis Garibaldi (accessible en Alibus) reste l’option la plus populaire chez les routards à 3€, mais un transfert privé direct (80-100€) ou une navette partagée (25-35€) évite le double transport avec valises dans des wagons bondés.
Pour Sorrente, Positano et Amalfi, tout dépend de la saison : les transferts privés garantissent un trajet plus fluide malgré le trafic estival, tandis que les navettes partagées réduisent les coûts mais allongent le temps de route. La location avec chauffeur devient rentable pour enchaîner plusieurs arrêts (Pompéi + Sorrente + Positano dans la même journée par exemple). Les taxis officiels de Naples sortent rarement de la province, rendant leurs tarifs peu compétitifs pour la côte. Cette comparaison permet de choisir rapidement l’option la plus adaptée pour rallier sa destination finale depuis Capodichino, en fonction du prix, du confort et de la réalité napolitaine.